contrer grand banditisme Côte d'Ivoire, contrer racket, contrer actes malveillants Côte d'Ivoire
contrer grand banditisme Côte d'Ivoire, contrer racket, contrer actes malveillants Côte d'Ivoire
CENTRE DE COORDINATION DES DECISIONS OPERATIONNELLES
CENTRE DE COORDINATION DES DECISIONS OPERATIONNELLES

Youssouf KOUYATE

Commissaire Principal de Police, Coordonnateur du CCDO

Qui est Youssouf Kouyaté ?

 

Youssouf Kouyaté est un cadre de la Police Nationale ivoirienne, Prix d'Excellence 1999, Médaillé d'Honneur à titre exceptionnel et Médaillé dans l'ordre du mérité ivoirien, en service au Ministère de l’intérieur et de la Sécurité et principalement à la Direction Générale de la police nationale. Je suis Commissaire Principal de Police, Directeur des Unités d’interventions, et depuis un peu plus d’un an Coordonnateur du CCDO. Je suis, en quelque sorte, la courroie de transmission entre la haute hiérarchie et les sites des interventions.  

 

Venons-en au CCDO. Pouvez-vous nous redire un mot sur cette unité, qualifiée d’élite ?

 

Au vu des moyens dont nous disposons et de l’expérience des hommes affectés à nos unités, on peut en effet nous qualifier de force d’élite. Le CCDO est un Centre de Coordination des Décisions Opérationnelles créé par le Conseil National de Sécurité (CNS) et chapeauté par le Ministère de l’intérieur, qui abrite d’ailleurs son siège. Il a six missions principales, à savoir sécuriser les sites stratégiques, participer activement à la lutte contre le grand banditisme, participer à la lutte contre toutes les formes de terrorisme, freiner et prévenir les atteintes à la sureté de l’Etat, contribuer à la gestion des grands évènements à travers le renseignement notamment et collaborer à la gestion des secours en cas de catastrophe naturelle ou industrielle dans nos grandes villes. Son avènement participe de la volonté du Gouvernement de la République de Côte d’Ivoire de garantir la sécurité aux ivoiriens, mais pas seulement. Ceux qui visitent notre pays ou souhaitent investir chez nous doivent également se sentir en totale sécurité. La situation de l’insécurité dans nos villes était devenue si criarde que cette unité s’imposait. Un an après sa mise sur pieds, nos résultats parlent d’eux-mêmes. L’indice d’insécurité à Abidjan a chuté de 3,8 en janvier 2013 à 1,3 aujourd’hui. Avant, on enregistrait en moyenne jusqu’à 10 braquages quotidiens dans la capitale, nous sommes aujourd’hui passé sous les 2 braquages quotidiens. Il n y a plus, à titre d’autre exemple, aucun barrage anarchique à Abidjan.

 

Comment fonctionne le CCDO et quels sont ses moyens ?

 

Le moins que je puisse dire, c’est que nous avons les moyens à la hauteur de notre vaste mission. Le Chef de l'Etat, le Premier Ministre, le Ministre chargé de la sécurité et de la Défense ainsi que tous nos grands chefs ont mis un point d'honneur à nous équiper convenablement. Ces moyens se résument à 52 véhicules de marque Acmat, 750 policiers, militaires et gendarmes, une salle de commandement de crise et des caméras capables de filmer tout mouvement à Abidjan sur un rayon de 30 kilomètres. Nous sommes composés de cinq unités mixtes toutes dotées de puissants équipements pour braver toutes formes de menaces, affectées chacune dans les cinq Districts d’Abidjan : Abobo, Adjamé-Plateau-Attécoubé, Yopougon, Cocody et Abidjan Sud, c’est-à-dire Treichville, Marcory, Koumassi et Port-Bouët. Nous assurons, comme l’a précisé le Chef de l’Etat Alassane Ouattara lors de la cérémonie d’inauguration, « liberté de mouvement et tranquillité » à nos habitants. Bien entendu, il n’est pas question pour nous de nous cantonner à Abidjan. Nous sommes déjà présents à Bouaké et San Pedro et peu à peu nous allons nous étendre dans d’autres villes de l’intérieur du pays. Cela implique bien sûr d’augmenter nos effectifs ainsi que nos moyens de locomotion, d’intervention et de communication, ce qui a comme vous vous en doutez un certain coût, qui est du ressort du Conseil National de Sécurité dirigé par le Chef de l’Etat.

Pourquoi avez-vous souhaité lancer ce site Internet ?

 

Le but est de communiquer davantage sur nos actions. De nos jours, aucun organisme digne de ce nom ne peut prétendre se passer d’un site Internet. J’ai donc pensé qu’il était temps pour le CCDO de se mettre à la page. Nous avions déjà une page Facebook qui regroupe près de 4000 supporters, mais si vous n’êtes pas membre de Facebook, vous ne pouvez pas interagir avec nous, alors que dans le cas d’un site Internet, c’est totalement différent. Tout le monde peut nous voir où que ce soit dans le monde, nous contacter, nous signaler des faits, dénoncer un délit, etc. Avec ce site Internet, il s’agit pour le CCDO de permettre à la population de mieux connaître ce Centre, et surtout de booster notre communication en usant des possibilités offertes aujourd’hui par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

 

En clair, des faits pourront désormais vous être signalés via ce site Internet ?

 

Tout à fait. Nous avons des numéros d’urgence qui sont connus de tous et que je rappelle ici : le 100, le 111, et depuis quelques mois le 20 22 53 45 et 20 22 49 17. Ces numéros nous permettent d’être joints 24H/24 et 7 jours/7 lors d’une agression ou un incident donné et agir dans la minute qui suit. Mais nous avons pensé mettre à la portée de nos concitoyens une page Web intitulée : Signalements / Dénonciations. Elle se destine à ceux de nos citoyens qui ont connaissance de faits délictueux ou pensent avoir pour voisin ou connaissance des malfrats. Ils pourront nous les signaler, dans tous les cas sans le moindre risque pour leur sécurité puisque nous protègeront leur anonymat. Toutes ces dénonciations arriveront directement dans une boîte mail créée à cet effet et seront toutes étudiées en un temps record. Si elles nécessitent une intervention du CCDO, nos hommes entreront en action, mais si elles sont du ressort de la Police Judiciaire, nous informerons qui de droit pour suite à donner. Bien entendu, il ne s’agit pas d’encourager la délation gratuite ou les fausses dénonciations. J’en profite pour préciser que les auteurs de fausses dénonciations sont passibles de poursuites judiciaires. Nous avons également une page « actualités », qui sera mise à jour quotidiennement. Tout un chacun sera ainsi informé au jour le jour de nos faits d’armes, notamment des arrestations ou des actions « coups de poings » dirigées notamment contre le grand banditisme.  

 

Quelle est votre parade contre les agents véreux, puisque la réalité veut qu’il y en ait toujours ?

 

Nous mettons l’accent sur la formation et un contrôle de moralité stricte. On ne met pas une arme à feu et des munitions entre les mains du premier venu. Nos policiers, gendarmes et militaires sont généralement très bien formés. Et depuis que les unités de formation de l’Onuci nous prêtent leur concours, la qualité de ces formations est encore montée en puissance. Pour me résumer, les agents véreux, les ripoux et tous leurs assimilés n’ont rien à faire au CCDO. Nous nous attèlerons à leur fermer la porte. Les populations et tous ceux qui sont de passage en Côte d’Ivoire doivent croire en nous, nous accorder leur confiance et surtout ne pas hésiter à nous renseigner, même de façon anonyme. Parce que pour toute police au monde, le renseignement, c’est vital.

 

Un mot pour finir ?


Je souhaite bonne visite à tous les internautes qui parcourront notre nouveau site internet. J’espère qu’ils y trouveront matière à mieux connaître le CCDO.

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
© MINISTÈRE DE L’INTÉRIEUR & DE LA SÉCURITÉ - Tous droits réservés. Crédit Photos: CCDO/CNS. Réalisé par: SUNDOWN PICTURES SARL www.sundown-pictures.com - 0041775054393 / 0033752438328